| 20. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par l’adverbe nyni {Νυνὶ | Nuní} 'maintenant', placé en tête pour marquer un tournant décisif dans l’argumentation, immédiatement suivi de la particule dé {δέ | dé} qui introduit un contraste fort avec l’hypothèse précédente où la résurrection était niée. Le nom Christos {Χριστός | Khristós} au nominatif est le sujet explicite, et le verbe au parfait passif egegertai {ἐγήγερται | egḗgertai} 'il a été ressuscité' exprime un événement achevé dont les effets demeurent présents. Le groupe prépositionnel ek nekron {ἐκ νεκρῶν | ek nekrôn} 'd’entre les morts' utilise ek avec le génitif à valeur collective pour indiquer le domaine hors duquel Christ a été tiré. Le substantif aparche {ἀπαρχὴ | aparchḗ} 'prémices' est au nominatif en apposition à Christos, marquant son rôle de commencement représentatif. Ce terme est précisé par le génitif ton kekoimemenon {τῶν κεκοιμημένων | tôn kekoimēménōn} 'de ceux qui se sont endormis', où l’article au génitif suivi du participe parfait passif substantivé désigne l’ensemble des croyants décédés, vus comme "endormis" en attente de la résurrection. La structure globale "sujet + parfait passif + complément prépositionnel + apposition nominale avec génitif" met en relief la résurrection de Christ comme événement fondateur et comme garantie de la résurrection future de tous ceux qui sont morts. |