| 42. Exégèse Linguistique Le verset s'articule sur une antithèse percutante entre deux états : l’adverbe houtos {Οὕτως | hoútōs} 'ainsi' invite la comparaison implicite avec l’image du semis agricole. La conjonction kai {καὶ | kaí} relie cette assertion au contexte précédent. Le groupe nominal hē anastasis tōn nekrōn {ἡ ἀνάστασις τῶν νεκρῶν | hē anástasis tôn nekrôn} place anastasis au nominatif comme sujet principal et tōn nekrōn en génitif de spécification. Les verbes passifs speí-re-tai {σπείρεται | speí-re-tai} et e-geí-re-tai {ἐγείρεται | e-geí-re-tai} forment deux propositions coordonnées, chacune gouvernée par la préposition en + datif : en phtho-râ {ἐν φθορᾷ | en phtho-râ} exprime l’état corruptible du corps semé alors qu’en aph-thar-sí-a {ἐν ἀφθαρσίᾳ | en aph-thar-sí-a} marque l’état incorruptible du corps ressuscité. Cette structure renforce le contraste théologique entre périssable et impérissable, mis en valeur par la traduction française en deux expressions passives juxtaposées. |