| 5. Exégèse Linguistique La construction se poursuit avec la conjonction kai {καὶ | kaí} « et », qui relie cette affirmation à la phrase précédente, suivie de hoti {ὅτι | hó-ti} « que », introduisant une proposition complétive déclarative dépendant du verbe principal du contexte. Le verbe ōphthē {ὤφθη | ō-phthē}, aoriste passif, exprime un événement ponctuel accompli (« il fut vu/il apparut ») dont le sujet est implicite et compris contextuellement comme Jésus ressuscité. Le datif Kēphā {Κηφᾷ | Kē-phā} marque le premier destinataire de cette apparition, fonctionnant comme complément d'objet indirect après ōphthē. L'adverbe eita {εἶτα | ei-ta} introduit la suite de la série d'apparitions dans un ordre chronologique. Le syntagme datif tois dōdeka {τοῖς δώδεκα | toîs dṓ-de-ka} désigne le groupe des apôtres comme entité constituée, au datif de complément d'objet indirect après le même verbe, créant un parallélisme entre Céphas et « les douze ». En français, la reconstitution formelle conserve la structure « à Céphas, puis aux douze » et explicite le sujet implicite en nommant Jésus, tandis que la reconstitution dynamique emploie le pronom « il » pour reprendre ce même sujet dans un style plus courant. |