| 1. Exégèse Linguistique L’introduction narrative débute par vayehi {וַיְהִ֗י | wa-yə-hî} ‘et il advint’, particule consécutive soulignant la continuité du récit. La construction temporelle kekalloto ledabber el-Shaul {כְּכַלֹּתוֹ֙ לְדַבֵּ֣ר אֶל־שָׁאוּל | kə-kal-lō-tô lə-da-bēr ʾel-šā-ʾûl} « lorsqu’il eut achevé de parler à Saül » utilise ke- + infinitif pour marquer l’antériorité de l’action. La coordination ve-nefesh yehonatan niksherah bennefesh david {וְנֶ֙פֶשׁ֙ יְה֣וֹנָתָ֔ן נִקְשָׁ֖רָה בְּנֶ֣פֶשׁ דָּוִ֑ד | wə-ne-p̄eš yə-hô-nā-ṯān niq-šə-rāh bə-ne-p̄eš dā-wîḏ} « l’âme de Jonathan fut liée à l’âme de David » met en relief la symétrie du lien par la répétition de nefesh. Enfin, vaye’ehavehu yehonatan kenafsho {וַיֶּאֱהָבֵ֥הוּ יְהוֹנָתָ֖ן כְּנַפְשֽׁוֹ | wa-ye-ʾe-hā-ḇê-hū yə-hô-nā-ṯān kə-naf-šō} « et Jonathan l’aima comme son âme » emploie le waw-yiqtol pour exprimer la continuité et l’intensité du sentiment, la liaison immédiate intensifiant l’attachement. |