| 33. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur la particule de coordination et vav consécutive wayyāṭel {וַיָּטֶל | way-yā-ṭel} marquant la continuité narrative avec l’action précédente. L’expression de l’instrument ʾet-ha-ḥă-nîṯ {אֶת־הַחֲנִית | ʾet-ha-ḥă-nîṯ} met en relief la lance avant d’indiquer la cible par la préposition ʿā-lāw {עָלָיו | ʿā-lāw}. Le complément de but lə-ha-kō-ṭō {לְהַכֹּתוֹ | lə-ha-kō-ṭō} explicite la visée de l’action, tandis que kî {כִּי־ | kî} introduce une subordonnée expliquant la prise de conscience exprimée par way-yē-ḏaʿ {וַיֵּדַע | way-yē-ḏaʿ}. La séquence kā-lāh hîʾ {כָּלָה הִיא | kā-lāh hîʾ} insiste sur l’état parfait accompli de la décision paternelle, puis l’infinitif Hifil la-hă-mîṯ {לַהֲמִית | la-hă-mîṯ} accompagné du terme terminal ʾet-dā-wîḏ {אֶת־דָּוִד | ʾet-dā-wîḏ} clôt l’enchaînement d’intentions meurtrières. Cette structure met en avant la progression inéluctable du dessein de Saül et justifie en français l’emploi de la tournure "c’était décidé" ou "avait l’intention" pour rendre l’aspect accompli ou l’aspect volitif du passif parfait. |