| 1. Exégèse Linguistique Le récit s’ouvre par vayyavo {וַיָּבֹא | wa-ya-boʾ} ‘et il vint’, une forme wâw préverbiale marquant la narration séquentielle en qatal consécutif. David {דָוִד | da-wid} est sujet nominal explicite, tandis que noveh {נֹבֶה | no-veh} précise le lieu d’action. La construction el Achimelekh ha-kohen {אֶל־אֲחִימֶלֶךְ הַכֹּהֵן | ʾel a-ḥi-me-lekh ha-ko-hen} introduit l’objet indirect et le statut sacerdotal. Le verbe vayecherad {וַיֵּחֱרַד | wa-ye-ḥe-rad} exprime une réaction émotionnelle forte, renforcée par la préposition likrat {לִקְרַאת | liq-rat} qui indique un mouvement vers l’autre. L’interrogation commence par maddua {מַדּוּעַ | mad-du-aʿ} suivi de l’accentuation atta {אַתָּה | at-ta} et de l’expression levadekha {לְבַדֶּךָ | le-vad-de-kha} marquant la solitude, puis se termine par ve-ish ein ittakh {וְאִישׁ אֵין אִתָּךְ | we-ish ʾein it-takh} dans une structure coordonnée qui souligne l’absence d’accompagnement. Cette syntaxe reflète la tension narrative et la surprise du prêtre face à l’état de David. |