| 19. Exégèse Linguistique Le verset commence par le pronom anokhi {אָנֹכִי | ʾānōḵî}, qui, dans le contexte, est assumé par une des villes d’Israël en tant que locuteur. Les adjectifs shelumei emuney {שְׁלֻמֵי אֱמוּנֵי | šəlumê ʾĕmûnê} soulignent l’état de paix et de fidélité de cette cité. L’adresse attāh {אַתָּה | ʾattāh} précède le participe Piel məvaqqēš {מְבַקֵּשׁ | məvaqqēš} et l’infinitif lə-hāmit {לְהָמִית | ləhāmît}, introduisant l’intention de destruction ciblant ʿîr wā-ʾēm {עִיר וְאֵם | ʿîr wəʾēm}, “une ville et une mère”, image de la cité nourricière. L’adverbe lāmmāh {לָמָּה | lāmmāh} amorce le reproche, suivi de təballaʿ {תְבַלַּע | təballaʿ} et la construction naḥălat Yahweh {נַחֲלַת יְהוָה | naḥălat Yə-hō-wāh}, qui met en relief la dimension de possession divine. Le contraste entre paix/fidélité et violence renforce l’accusation, tandis que le placement final de Yahweh insiste sur la souveraineté du SEIGNEUR sur son héritage. |