| 5. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par vayomeru {וַיֹּֽאמְרוּ֙ | wayyōmerû} ‘et ils dirent’, un Qal wayyiqtol au vav consécutif qui inscrit la parole dans la continuité narrative. Le complément el {אֶל־ | ʾel} associé à hamelekh {הַמֶּ֔לֶךְ | hammĕleḵ} désigne le destinataire, « au roi ». L’élément haish {הָאִישׁ֙ | hāʾîš} fait l’objet d’une proposition relative introduite par asher {אֲשֶׁ֣ר | ʾăšer}, englobant deux verbes Piel : kilanu {כִּלָּ֔נוּ | killānû} ‘nous a détruits’ et dimahlanu {דִּמָּה־לָ֑נוּ | dimmālānû} ‘a conçu un plan contre nous’, liés par waw + asher {וַאֲשֶׁ֖ר | waʾăšer}. Le Niphal nishmadnu {נִשְׁמַ֕דְנוּ | nišmadnû} exprime le résultat négatif : ‘nous sommes voués à la destruction’. L’infinitif construct Hitpael mehityatzev {מֵֽהִתְיַצֵּ֖ב | mēhityaṣṣēḇ} avec la préposition be {בְּ | bə} et bekhol {כָּל | kol} + gevul {גְּבֻ֥ל | geṿûl} indique l’impossibilité de demeurer sur tout le territoire israélien. Cette syntaxe enchaîne cause et conséquence dans un cadre de plainte judiciaire. |