| 1. Exégèse Linguistique La phrase commence par esan de {Ἦσαν δὲ | Ē-san dè} 'ils étaient or', tournure typique pour marquer une transition narrative tout en reliant ce verset au contexte précédent. La préposition en {ἐν | en} avec le datif Antiocheia {Ἀντιοχείᾳ | Anti-okheíā} 'Antioche' situe l'action dans un lieu précis. L'expression prépositionnelle kata ten ousan ekklesian {κατὰ τὴν οὖσαν ἐκκλησίαν | katá tḕn oû-san ek-klē-sí-an} fonctionne comme une façon idiomatique de dire « dans l'assemblée qui était là », le participe ousan transformant ce qui serait une relative en grec en un groupe participial que l'on rend naturellement en français par une proposition relative. Le groupe nominal sujet est composé de prophetai kai didaskaloi {προφῆται καὶ διδάσκαλοι | prophḗ-tai kaí didás-ka-loi} 'prophètes et enseignants', deux substantifs au nominatif coordonnés qui indiquent deux ministères distincts au sein de la même communauté. La séquence ho te Barnabas kai Symeon ... kai Loukios ... Manaen te ... kai Saulos {ὅ τε Βαρναβᾶς καὶ Συμεὼν ... καὶ Λούκιος ... Μαναήν τε ... καὶ Σαῦλος | hó te Bar-na-bâs kaí Sy-meṓn ... kaí Loú-ki-os ... Ma-na-ḗn te ... kaí Saû-los} utilise le couple corrélatif ὅ τε ... καί / τε ... καί pour rythmer l'énumération des personnes et suggérer que tous appartiennent au même groupe de dirigeants. La construction génitive Herodou tou tetraarchou {Ἡρῴδου τοῦ τετραάρχου | Hērṓ-dou toû te-tra-ár-khou} 'd'Hérode le tétrarque' dépend de suntrophos {σύντροφος | sýn-tro-phos} et précise la haute extraction sociale de Manaën en le présentant comme compagnon d'enfance du gouvernant. En français, on rend ces relations syntaxiques en transformant les participes et les génitifs en relatives et compléments circonstanciels afin de conserver la clarté tout en respectant l'ordre général et le balancement de la liste grecque. |