| 25. Exégèse Linguistique Le passage commence avec hos {ὡς | hôs} « comme », qui introduit une proposition circonstancielle de temps et encadre l'arrière-plan narratif. La particule de {δὲ | dè} marque la transition dans le récit, opposant implicitement la fin du ministère de Jean à ce qui va suivre. Le verbe eplērou {ἐπλήρου | e-plê-rou} à l'imparfait indicatif actif, avec le sujet Iōannēs {Ἰωάννης | Iō-an-nēs} et l'objet direct dromon {δρόμον | dró-mon}, présente la « course » de Jean comme un parcours en train d'arriver à son terme. Le verbe elegen {ἔλεγεν | é-le-gen}, aussi à l'imparfait, introduit un discours répété, donnant un caractère programmatique aux paroles de Jean. L'interrogatif ti {Τί | tí} suivi du pronom emphatique eme {ἐμὲ | e-mè} et du verbe hyponeite {ὑπονοεῖτε | hy-po-no-eî-te} avec l'infinitif einai {εἶναι | eî-nai} forme une interrogative indirecte : « qui supposez-vous que je sois ? », où l'accent tombe sur la mauvaise identification de Jean. La séquence ouk eimi egō {οὐκ εἰμὶ ἐγώ | ouk eimì e-gṓ} renforce par la position finale de egō l'autonégation de Jean. La conjonction allʼ {ἀλλʼ | all} introduit le contraste, suivie de la particule idou {ἰδοὺ | i-doû} qui attire l'attention sur l'autre personnage : erchetai {ἔρχεται | ér-khe-tai} metʼ eme {μετʼ ἐμὲ | met e-mè}, « il vient après moi ». Le pronom relatif hou {οὗ | hoû} au génitif introduit une relative qui précise la grandeur de celui qui vient, par l'aveu d'indignité ouk eimi axios {οὐκ εἰμὶ ἄξιος | ouk eimì á-xi-os}. L'expression infinitive to hypodēma tōn podōn lysai {τὸ ὑπόδημα τῶν ποδῶν λῦσαι | tò hy-pó-dē-ma tôn po-dôn lû-sai} fonctionne comme complément de l'adjectif ἄξιος, et décrit un service d'esclave que Jean se juge indigne d'accomplir, intensifiant ainsi la hiérarchie entre le précurseur et celui qui vient. En français, la structure est rendue en maintenant la subordonnée temporelle initiale, puis la série interrogative-négative-contrastive, afin de conserver l'effet de transition et l'accent sur l'humilité de Jean. |