| 3. Exégèse Linguistique Le verset est structuré autour de deux participes circonstanciels, dianoigon {διανοίγων | dia-noí-gōn} ‘ouvrant’ et paratithemenos {παρατιθέμενος | pa-ra-ti-thé-me-nos} ‘exposant’, qui décrivent la manière dont Paul enseigne, sans verbe fini explicitement exprimé pour son action de raisonner. Ces participes sont suivis de deux propositions complétives introduites par hoti {ὅτι | hó-ti} ‘que’, chacune développant le contenu de son explication. La première complétive contient le verbe impersonnel edei {ἔδει | é-dei} ‘il fallait’, qui régit deux infinitifs aoristes coordonnés, pathein {παθεῖν | pa-theîn} ‘souffrir’ et anastēnai {ἀναστῆναι | a-nas-tê-nai} ‘ressusciter’, avec le groupe ton christon {τὸν χριστόν | tón khris-tón} comme objet commun. L’expression prépositionnelle ek nekrōn {ἐκ νεκρῶν | ek ne-krôn} précise l’origine de la résurrection. La seconde complétive hoti introduce l’énoncé identificatoire houtos estin ho christos ho Iesous {οὗτός ἐστιν ὁ χριστός ὁ Ἰησοῦς | hoû-tos é-stin ho khris-tós ho Ie-soûs}, où le démonstratif houtos sert à désigner Jésus comme ce Messie précisément annoncé. Le pronom relatif hon {ὃν | hon} rattache Jésus à l’action de katangellō {καταγγέλλω | ka-tang-gél-lō} ‘j’annonce’, formant une relative qui souligne que la proclamation apostolique a pour contenu cette identification messianique. La syntaxe met donc en relief, d’abord, la nécessité scripturaire de la souffrance et de la résurrection du Christ, puis, ensuite, l’affirmation que Jésus est ce Christ-là. |