| 12. Exégèse Linguistique La proposition consécutive introduite par hoste {ὥστε | hṓ-ste} établit un lien direct avec les guérisons précédentes, exprimant le degré extrême du miracle. Le participe asthenountas {ἀσθενοῦντας | as-the-noûn-tas} au cas accusatif fonctionne comme substantif et désigne « les malades » qui reçoivent les objets miraculeux. Les infinitifs apopheresthai {ἀποφέρεσθαι | a-po-phé-res-thai}, apallassesthai {ἀπαλλάσσεσθαι | a-pal-lás-se-sthai} et ekporeuesthai {ἐκπορεύεσθαι | ek-po-reú-e-sthai} forment une chaîne de résultats successifs : transport des linges, retrait des maladies, sortie des esprits. La préposition apo (apo, ap’) régit tour à tour les génitifs toû khrotós autou {τοῦ χρωτὸς αὐτοῦ | toû khrō-tós au-toû} et au-tôn {αὐτῶν | au-tôn}, marquant d’abord l’origine « de sa peau », puis la séparation « d’eux ». Les termes soudaria et simikinthia sont coordonnés pour refléter la variété des objets miraculeux, puis le te {τε | te} souligne la cohésion entre guérison physique et libération spirituelle. En français, on restitue ces infinitifs par deux propositions finies coordonnées pour maintenir l’enchaînement insistant « on apportait… ; les maladies… ; les esprits… », tout en précisant la continuité de l’action. |