| 14. Exégèse Linguistique La phrase commence par la conjonction temporelle hos {ὡς | hōs} qui introduit une proposition circonstancielle de temps, encadrée par la particule de {δὲ | dè} marquant la transition dans le récit. Le verbe syneballe(n) {συνέβαλλεν | synéballen} à l’imparfait, avec le complément datif hēmin {ἡμῖν | hēmîn}, décrit le processus en cours par lequel quelqu’un (Paul implicitement) se joignait à “nous” lors de l’arrivée eis tēn Asson {εἰς τὴν Ἆσσον | eis tḕn Âsson}. Le groupe prépositionnel avec eis souligne le mouvement vers un point précis, la ville d’Assos. La seconde partie de la phrase forme le noyau verbal: analabontes auton {ἀναλαβόντες αὐτὸν | analabóntes autón}, participe aoriste circonstanciel, exprime l’action d’“avoir pris à bord” la personne mentionnée, immédiatement suivie par le verbe principal ēlthomen {ἤλθομεν | ḗlthomen}, “nous sommes allés”, qui conduit à la destination finale eis Mitylēnēn {εἰς Μιτυλήνην | eis Mitylḗnēn}. Le grec enchaîne ainsi une subordonnée temporelle puis une construction participiale qui précède le verbe fini, tandis que le français requiert une réorganisation légère pour conserver la clarté tout en respectant la séquence d’actions (rejoindre, embarquer, se rendre à Mytilène). |