| 20. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre avec la conjonction kai {καί | kaí} suivie de la conjonction temporelle hote {ὅτε | hó-te}, qui introduit une subordonnée circonstancielle de temps décrivant le moment du martyre. Le verbe à l’imparfait passif exechynneto {ἐξεχύννετο | ek-se-khýn-ne-to} exprime une action en cours, tandis que le groupe nominal to haima Stephanou tou martyros sou {τὸ αἷμα Στεφάνου τοῦ μάρτυρός σου | tó haî-ma Ste-phá-nou toû már-ty-ros soû} place « le sang » au nominatif comme sujet, et enchaîne trois génitifs (Stephanou, tou martyros, sou) pour préciser de qui est ce sang : celui d’Étienne, qui est le témoin appartenant au Seigneur. La tournure coordonnée kai autos ēmēn {καὶ αὐτὸς ἤμην | kaí au-tós ḗ-mēn} forme la proposition principale et met en relief, par autos, la présence personnelle de Paul. Les trois participes nominatif ephestōs {ἐφεστώς | e-phe-stṓs}, suneudokōn {συνευδοκῶν | sy-neu-do-kṓn} et phylassōn {φυλάσσων | phy-lás-sōn}, tous dépendant de ēmēn, détaillent de manière progressive cette présence : « se tenant là », « approuvant », « gardant ». Enfin, la construction ta himatia tōn anairountōn auton {τὰ ἱμάτια τῶν ἀναιρούντων αὐτόν | tá hi-má-ti-a tōn a-nai-roún-tōn au-tón} associe l’accusatif (objet direct des actions de Paul) et le génitif avec participe présent pour identifier les propriétaires des vêtements comme étant ceux qui, en même temps, « tuent » Étienne. En français, cette chaîne de participes est rendue par une série de verbes coordonnés, ce qui préserve l’idée d’actions simultanées et la montée en intensité de la complicité de Paul. |