| 29. Exégèse Linguistique Le verset commence par l’adverbe eutheos {εὐθέως | euthéōs} « immédiatement », qui met en relief la réaction rapide suite à la révélation de la citoyenneté. La séquence hoi mellontes auton anetazein {οἱ μέλλοντες αὐτὸν ἀνετάζειν | hoi méllontes autón anetázein} associe l’article, un participe présent et un infinitif : l’article hoi substantivise le participe mellontes, qui prend l’infinitif anetazein comme complément pour exprimer une action imminente (« ceux qui allaient le faire interroger sous la torture »). Le verbe principal apestesan {ἀπέστησαν | apéstēsan} gouverne la première proposition, avec le syntagme prépositionnel ap autou {ἀπʼ αὐτοῦ | apó autoû} marquant l’éloignement. Une nouvelle unité se met en place avec ho chiliarchos de {ὁ χιλίαρχος δὲ | ho chilíarchos dè} : l’article ho et le nom chiliarchos forment le sujet, tandis que dè signale une transition contrastive. Le verbe ephobethe {ἐφοβήθη | ephobḗthē} (aoriste déponent) exprime une réaction ponctuelle de crainte, précisée par le participe circonstanciel epignous {ἐπιγνούς | epignoús} « ayant reconnu », qui introduit la cause de cette peur. Deux subordonnées complétives en hoti {ὅτι | hóti} se succèdent : hoti Rhomaios estin {ὅτι Ῥωμαῖός ἐστιν | hóti Rhōmaíos estin} explicite le statut de citoyen romain, tandis que kai hoti auton en dedekos {καὶ ὅτι αὐτὸν ἦν δεδεκώς | kaí hóti autón ēn dedekṓs} ajoute le fait accompli qu’il l’avait fait lier. Cette dernière emploie un parfait périphrastique formé de en {ἦν | ēn} + dedekos {δεδεκώς | dedekṓs}, soulignant l’état résultant et la responsabilité persistante du tribun. En français, la coordination des deux propositions en « qu’il était Romain, et parce qu’il l’avait fait lier » rend le lien causal implicite entre la prise de conscience et la peur. |