| 5. Exégèse Linguistique Le verset débute par la conjonction causale ki {כִּ֣י | kî} introduisant la raison et reliant ce passage au contexte antérieur. Le pronom suffixe bo {ב֗וֹ | bô} focalise l'attention sur le sujet choisi. Le verbe bachar {בָּחַ֛ר | bā-ḥar}, parfait Qal troisième personne, souligne la décision achevée et volontaire de Dieu. L'expression Yahweh Elohekha {יְהוָ֥ה אֱלֹהֶ֖יךָ | Yə-hō-wāh ʾĕ-lō-hê-kā} combine le Tétragramme et le titre Elohim avec un suffixe d'alliance, marquant la relation personnelle entre Dieu et Israël. La préposition mikkol shevateikha {מִכָּל־שְׁבָטֶ֑יךָ | mī-kāl šə-ḇā-ṭe-ḵā} indique l'étendue de l'élection au sein de l'ensemble tribal. L'enchaînement de l'infinitif laʿamod {לַעֲמֹ֨ד | la-ʿă-mōḏ} puis lesharet {לְשָׁרֵ֧ת | lə-šā-rêṯ} exprime le double aspect de la fonction : présence et service liturgique. Le retour du nom divin Yahweh {יְהוָ֛ה | Yə-hō-wāh} avant hu uvānav kol-hayamim {ה֥וּא וּבָנָ֖יו כָּל־הַיָּמִֽים | hūʾ ū-ḇā-nāw kol-ha-yā-mîm} affirme la perpétuation héréditaire du ministère sacerdotal. La construction française conserve l'ordre sémantique hébreu tout en assurant la fluidité et la clarté syntaxique. |