| 16. Exégèse Linguistique Le verbe radical tipol {תִּפֹּ֨ל | ṭippōl} 'tombera' introduit la conséquence divine infligée aux nations. L’association parallèle eymah {אֵימָ֙תָה֙ | ʾēymāṯāh} 'effroi' et vaphachad {וָפַ֔חַד | wā-pāḥāḏ} 'peur' renforce l’impact émotionnel de la terreur. La locution bi-gdol zrōʿaḥa {בִּגְדֹ֥ל זְרוֹעֲךָ֖ | bi-ḡdōl zrōʿaḵā} 'par la grandeur de ton bras' met l’emphase sur la souveraineté et l’action puissante de Dieu. La juxtaposition de yidmu {יִדְּמ֣וּ | yiddəmū} 'ils seront immobiles' avec kaaven {כָּאָ֑בֶן | kā’āḇen} 'comme la pierre' produit une image d’arrêt absolu. La répétition de ad-yavor {עַד־יַעֲבֹ֤ר…עַֽד־יַעֲבֹ֖ר | ʿad-yā‘ăḇōr} structure solennellement la délivrance, liant le passage d’Israël à l’action souveraine du SEIGNEUR. Enfin, amzu kanita {עַם־ז֥וּ קָנִֽיתָ | ʿam-zū qānîṯā} 'peuple que tu as acquis' souligne le lien rédempteur et l’appartenance unique. |