| 22. Exégèse Linguistique Le verset commence par la juxtaposition des impératifs maher {מַהֵר | ma-hēr} « hâte-toi » et himmalet {הִמָּלֵט | him-mā-lēṭ} « sauve-toi », soulignant l’urgence de fuir. L’adverbe shammah {שָׁמָּה | šāmmāh} précise la localisation du refuge. La conjonction ki {כִּי | kî} introduit la cause, où lo {לֹא | lō} et ukhal {אוּכַל | ʾû-ḵal} expriment l’impossibilité d’agir. L’infinitif laʿasot {לַעֲשׂוֹת | la-ʿă-śôṯ} associé à davar {דָּבָר | dā-ḇār} forme l’expression « faire quoi que ce soit ». La temporalité provisoire emploie ad-boakha {עַד־בֹּאֲךָ | ʿaḏ-bō-ʾă-ḵā} et shammah pour « jusqu’à ton arrivée là-bas », conditionnant toute action. La conjonction al-ken {עַל־כֵּן | ʿal-kēn} marque la conséquence, suivie de kara {קָרָא | qā-rāʾ} « il appela » et de shem-haʿir {שֵׁם־הָעִיר | šēm-hā-ʿîr} « nom de la ville », auquel est attribué Tsoar {צֽוֹעַר | ṣō-ʿar}. La syntaxe hébraïque lie ordre, cause et conséquence, reproduite en français par des subordonnées causales et temporelles, puis une phrase explicative sur l’origine du toponyme. |