| 5. Exégèse Linguistique Le verset débute par le nominal wə-ʾavraham {וְאַבְרָהָ֖ם | wə-ʾaḇrāhām} ‘et Abraham’ suivi du prédicat nominal ben-meʾaṯ šānâ {בֶּן־מְאַת שָׁנָה | ben-məʾaṯ šānâ} ‘fils de cent ans’ dans une clause sans copule. L’infinitif construit bəhivāled {בְּהִוָּ֣לֶד | bəhiwwālēḏ} ‘lors du fait d’être enfanté’ introduit une subordonnée temporelle, et lō {ל֔וֹ | lō} ‘à lui’ exprime la relation de possession filiale. La particule ʾēt {אֵ֖ת | ʾēṯ} marque yiṣḥāq bənô {יִצְחָ֥ק בְּנֽוֹ | yiṣḥāq bənô} comme objet direct défini, rendu en français par l’apposition « Isaac, son fils ». La syntaxe Sujet–Prédicat–Complément temporel traduit la fluidité hébraïque et met en évidence l’âge d’Abraham au moment de la naissance de son fils. |