| 15. Exégèse Linguistique Le verset commence par le syntagme prépositionnel dia autou {διʼ αὐτοῦ | diá au-toû} qui exprime le moyen ou l'intermédiaire, renvoyant au Christ comme médiateur de l'offrande cultuelle. La particule oun {οὖν | oun} introduit une conséquence logique par rapport à l'argument précédent sur le sacrifice du Christ. Le verbe anapheromen {ἀναφέρωμεν | a-na-phé-rō-men} au subjonctif présent première personne pluriel constitue un subjonctif hortatif, invitant la communauté à une action continuelle. L'objet direct thysian aineseos {θυσίαν αἰνέσεως | thu-sí-an ai-né-se-ōs} forme un groupe nominal où le génitif aineseos précise la qualité du sacrifice: il s'agit d'une offrande de louange, non d'un sacrifice animal. La reprise de dia {διὰ | diá} avec le génitif pantos {παντὸς | pan-tós} construit un génitif de temps signifiant « en tout temps », insistant sur la permanence de cette offrande. Le datif tō theō {τῷ θεῷ | tô the-ô} marque Dieu comme destinataire exclusif du sacrifice. La tournure explicative tout estin karpon kheileōn homologountōn {τοῦτʼ ἔστιν καρπὸν χειλέων ὁμολογούντων | toût és-tin kar-pón khei-lé-ōn ho-mo-lo-goûn-tōn} fonctionne comme une apposition explicative: « c'est-à-dire, un fruit de lèvres qui confessent ». Le génitif kheileōn, modifié par le participe au génitif homologountōn, forme un génitif de provenance et de caractéristique, soulignant que la « récolte » offerte à Dieu est constituée par les déclarations verbales continues des croyants. Enfin, le datif tō onomati autou {τῷ ὀνόματι αὐτοῦ | tô o-nó-ma-ti au-toû} précise l'objet de cette confession: le nom de Dieu, compris dans le cadre de la médiation christique. En français, cette structure est rendue par une principale exhortative (« offrons ») suivie d'une incise explicative (« c'est-à-dire le fruit... »), tout en conservant les marqueurs de moyen, de temps continu et d'explication. |