Hebrews 13:20ExégèseBAT

Hebrews 13 : 20 Paix | Résurrection | Alliance
20. Exégèse Linguistique
La phrase ouvre une bénédiction par ho de theos tēs eirēnēs {ὁ δὲ θεὸς τῆς εἰρήνης | ho dè the-ós tês eirḗnēs} « mais le Dieu de paix », où δὲ marque une transition depuis les exhortations précédentes et où le génitif tês eirēnēs qualifie Dieu comme source de paix. Le participe aoriste articularisé ho anagagōn {ὁ ἀναγαγὼν | ho anagagṑn} forme une proposition relative implicite « qui a ramené », exprimant une action achevée antérieure à la bénédiction et attribuée à Dieu. Le syntagme prépositionnel ek nekrōn {ἐκ νεκρῶν | ek nekrôn} indique l’origine de cette action, une formule technique de résurrection. L’objet de cette action est développé par la chaîne accusative ton poimena tōn probatōn ton megan {τὸν ποιμένα τῶν προβάτων τὸν μέγαν | tón poiména tōn probátōn tón mégan}, où la répétition de l’article ton encadre le titre « berger des brebis » et l’adjectif « grand » pour créer une emphase solennelle sur la grandeur pastorale du Christ. Le groupe prépositionnel en haimati diathēkēs aiōniou {ἐν αἵματι διαθήκης αἰωνίου | en haímati diathḗkēs aiōníou} exprime le moyen ou la sphère dans laquelle cette œuvre est établie, reliant le sang au cadre juridique et relationnel de « l’alliance éternelle ». La séquence finale ton kurion hēmōn Iēsoun {τὸν κύριον ἡμῶν Ἰησοῦν | tón kýrion hēmôn Iēsoun} reprend l’accusatif et identifie explicitement « notre Seigneur Jésus » comme ce grand berger ressuscité, concluant la phrase par une apposition christologique. En français, les multiples articles grecs sont rendus par des appositions et des expansions relatives pour préserver l’emphase sans alourdir la syntaxe.

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