| 4. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par veʾanokhi {וְאָנֹכִי | wə-ʾā-nō-ḵî} ‘et moi’, marquant l’emphase du locuteur divin. La juxtaposition de Yahweh {יְהוָה | Yə-hō-wāh} et eloheikha {אֱלֹהֶיךָ | ʾĕ-lō-hê-ḵā} définit la relation d’alliance. L’expression meʾerets mitsrayim {מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם | mē-ʾe-reṣ miṣ-rā-yim} ancre le contexte historique de la délivrance. La négation lo tedaʿ {לֹא תֵדָע | lōʾ tē-ḏāʿ} crée une clause d’exclusivité précisée par zulati {זוּלָתִי | zû-lā-tî}. La coordination u-moshiʿa ayin bilti {וּמוֹשִׁיעַ אַיִן בִּלְתִּי | ū-mō-šî-ʿa ʾā-yin bil-tî} renforce que nul ne peut sauver en dehors de Dieu. Le texte hébraïque joue sur l’emphase et l’exclusion pour souligner l’unicité de la fonction salvifique divine. |