| 5. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur venishetu {וְנִשְּׁתוּ־ | wə-niš-šə-ṯû} 'et seront desséchées', Nifal parfait introduisant une action achevée. Le substantif mayim {מַ֖יִם | ma-yim} 'eaux' est ciblé, précisé par mehayam {מֵֽהַיָּ֑ם | mē-ha-yām} 'de la mer', indiquant la source. Ensuite, la coordination venahar {וְנָהָר | wə-nā-hār} 'et le fleuve' s’enchaîne à deux imparfaits Qal : yekherav {יֶחֱרַב | ye-ḥe-rav} 'sera asséché' puis veyavesh {וְיָבֵֽשׁ | wə-yā-vēš} 'sera desséché'. Cette structure parallèle accentue le passage du tarissement initial à l’état d’aridité complet. En français, la coordination simple et l’usage du futur proche restituent cette progression et l’inévitabilité du jugement naturel. |