| 3. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par vayomer {וַיֹּאמֶר | wa-yō-mer} 'et il dit', un wayyiqtol introductif marquant le discours du SEIGNEUR {יְהוָה | Yahweh}. La conjonction comparative ka’asher {כַּאֲשֶׁר | ka-ʾă-šer} 'comme' établit le lien entre l’ordre divin et l’exemple prophétique. L’expression avdi yeshayahu {עַבְדִּי יְשַׁעְיָהוּ | ʿav-dī yə-ša-ʿyā-hû} identifie le prophète comme serviteur fidèle. Les adjectifs arom {עָרוֹם | ʿā-rōm} 'nu' et ve-yachef {וְיָחֵף | wə-yā-ḥēf} 'et déchaussé' soulignent l’humiliation symbolique. La durée shalosh shanim {שָׁלֹשׁ שָׁנִים | šā-lōš šā-nīm} 'trois années' précise la période du signe prophétique. L’hendiadys ot u-mofet {אוֹת וּמוֹפֵת | ʾôt û-mō-p̄ēt} 'signe et présage' renforce l’autorité prophétique de l’avertissement, qui vise al mitsrayim ve-al kush {עַל־מִצְרַיִם וְעַל־כּוּשׁ | ʿal-miṣ-rā-yim wə-ʿal-kūš}, l’Égypte et l’Éthiopie. La structure hébraïque place d’abord l’action du prophète et sa durée avant la finalité, conférant un rythme attendu au message divin. |