Jeremiah 14:6ExégèseBAT

Jeremiah 14 : 6 Sécheresse | Animaux | Privation
6. Exégèse Linguistique
Le verset débute par ufəraʾim {וּפְרָאִים | û-pə-rā-ʾîm} 'et les ânes sauvages', combinaison du vav copulatif et du nom, qui constitue le sujet. Le verbe ʿamdu {עָמְדוּ | ʿā-mə-ḏû} 'se sont tenus' suit immédiatement, décrivant leur posture sur shəfayim {שְׁפָיִם | šə-pā-yim} 'sommets', renforçant l'image d'un lieu élevé et aride. Ensuite shaʾfu {שָׁאֲפוּ | šā-ʾă-fû} 'haletèrent' introduit une proposition verbale exprimant l'effort respiratoire, mis en relief par ruaḥ {רוּחַ | rū-aḥ} 'souffle' comme objet direct de l'action. L'expression comparant ce halètement à ka-tannim {כַּתַּנִּים | ka-tan-nîm} 'chacals' utilise une préposition de comparaison et un nom pluriel pour souligner le caractère sauvage. Le verset se poursuit par kalu {כָּלוּ | kā-lû} 'défaillirent', un parfait qui exprime le résultat de la fatigue, appliqué à ʿeinehem {עֵינֵיהֶם | ʿê-nê-hem} 'leurs yeux', soulignant l'épuisement extrême. La conjonction kî {כִּי־ | kî} 'car' ouvre la raison, puis ʾên ʿesev {אֵ֥ין עֵֽשֶׂב | ʾên ʿê-seḇ} 'il n’y a pas d’herbe' ferme le propos par une particule existentielle négative combinée à un nom singulier, illustrant la cause de la détresse animale. La structure narrative suit un schéma descriptif, alternant verbes parfaits et compléments de lieu, avec une progression logique de l’image (position, action, conséquence, cause), typique de la poésie prophétique.

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