| 8. Exégèse Linguistique Le verset commence par un vocatif composé de deux titres, mikveh {מִקְוֵה | miq-wê} ‘espoir’ et moshio {מֽוֹשִׁיע֖וֹ | mô-šî-ʿô} ‘sauveur’, soulignant la relation privilégiée d’Israël à Dieu. L’expression be’et tsarah {בְּעֵ֣ת צָרָה | bə-ʿēt ṣā-rā(h)} forme une locution temporelle ‘au temps de la détresse’. Le mot interrogatif lamah {לָמָּה | lā-mmāh} introduit une plainte, suivie de deux comparaisons parallèles ke-ger ba-aretz {כְּגֵר בָּאָרֶץ | kə-gēr bā-ʾā-reṣ} et u-ke-oreach natah lalun {וּכְאֹרֵחַ נָטָה לָלֽוּן | û-kə-ʾō-rē-aḥ nā-ṭā(h) lā-lûn}, formant un parallélisme qui renforce l’image de l’étranger et du voyageur précaire. L’ordre des éléments (vocatif, locution temporelle, interrogation, comparaisons) crée une progression rhétorique typique de Jérémie. |