Jeremiah 23:10ExégèseBAT

Jeremiah 23 : 10 Infidélité | Malédiction | Sécheresse
10. Exégèse Linguistique
Le verset s’ouvre par la conjonction causale ki {כִּי | kî} 'car', qui introduit la raison. Le participe substantivé mena'apim {מְנָֽאֲפִים | mə-nā-’ă-p̄îm} 'adultères' sert de sujet à male'ah {מָלְאָ֣ה | māl·ʾā(h)} 'a été remplie', un parfait statif marquant un état accompli. L’usage de ki-mipnei {כִּי־מִּפְנֵ֤י | kî-mipnê} 'à cause de' pose une deuxième cause, centrée sur alah {אָלָ֙ה | ’ā-lā(h)} 'malédiction', suivie par avlah {אָבְלָ֣ה | ʾāḇə-lā(h)} 's'est mise en deuil', autre parfait statif qui annonce le deuil terrestre. La structure juxtapose ensuite yavshu {יָבְשׁ֖וּ | yāḇ·šû} 'ils se sont desséchés' et ne'ot midbar {נְא֣וֹת מִדְבָּ֑ר | nə-’ōṯ mid·bār} 'pâturages du désert' pour exprimer la sécheresse. Le wayyiqtol vattehi {וַתְּהִ֤י | wattə-hî} 'et elle devint' initie la deuxième strophe, où la terre (sujet elliptique) assume merutzatam {מְרוּצָתָם | mərû-ṣā-ṯām} 'leur course' décrite comme ra'ah {רָעָ֔ה | ra-‘ā(h)} 'mauvaise', tandis que u-gevuratam {וּגְבוּרָתָם֖ | u-gə-ḇû-rā-ṯām} 'leur force' est niée par lo-ken {לֹא־כֵֽן | lō-ḵên} 'pas ainsi'. Les parallélismes causals et consécutifs, l’ellipse du sujet ainsi que les suffixes pronominaux soulignent la déchéance et l’impuissance de la terre.

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