| 15. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur la conjonction de conséquence lakhen {לָכֵן | lā-ḵēn} 'c’est pourquoi' suivie de l’adverbe démonstratif koh {כֹּה־ | kō} 'ainsi', établissant l’autorité de la parole divine. Le parfait amar {אָמַר | ʾā-mar} affirme la certitude de cette parole, renforcée par l’emphase hineni {הִנְנִי | hin-nē-nî} 'voici moi' introduisant deux infinitifs Hifil (ma’akhil {מַאֲכִיל | ma-ʾă-ḵîl} 'je fais manger' et ve-hishkitim {וְהִשְׁקִתִים | wə-hiš-qî-tîm} 'je ferai boire'), soulignant l’intervention active de Dieu dans le châtiment. L’opposition de la’anah {לַֽעֲנָה | la-ʿă-nāh} et mei-rosh {מֵי־רֹאשׁ | mê-rōš} instaure un parallélisme de substances mortelles. La conjonction causale ki {כִּי | kî} introduit la raison, précisée par me’et nevi’ei yerushalayim {מֵאֵת נְבִיאֵי יְרוּשָׁלַיִם | mê-ʾēṯ nə-ḇî-ʾê yə-rû-šā-layim}, qui identifie les prophètes de Jérusalem comme source de la khanupah {חֲנֻפָּה | ḥă-nu-pāh} 'impueté', laquelle s’étend à tout le pays (le-khol ha-aretz {לְכָל־הָאָרֶץ | lə-ḵol hā-ʾā-reṣ}). Cette structure parataxique, alternant parfait et infinitifs, intensifie la solennité du message prophétique. |