| 23. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre avec le participe Qal noded {נֹ֘דֵ֤ד | nō-ḏēḏ} indiquant un mouvement continu et sans but, immédiatement suivi de hu {ה֣וּא | hū} pour préciser le sujet. L’expression la-lechem {לַלֶּ֣חֶם | lă-le-ḥem} associe la préposition lamed et le nom ‘pain’ en état construit, ciblant l’objet de la quête. Ayeh {אַיֵּ֑ה | ʾay-yêh} marque l’interrogation, reflétant l’incertitude, tandis que le parfait yada {יָדַע | yā-ḏaʿ} affirme la certitude. La conjonction ki {כִּֽי־ | kî} lie ce savoir à l’adjectif passif nakhon {נָכ֖וֹן | nā-ḵōn}, dépeignant le jour des ténèbres comme déjà établi. La locution beyado {בְּיָד֣וֹ | bə-yā-ḏō} (‘dans sa main’) insiste sur la dimension personnelle et inéluctable de la destinée. Enfin, yom-choshekh {יוֹם־חֹֽשֶׁךְ | yōm-ḥō-šeḵ} constitue un syntagme nominal soulignant l’imminence d’un jugement sombre. |