| 6. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la conjonction conditionnelle ve’im {וְאִם־ | wə-’im} 'et si', introduisant une perspective personnelle de mémoire par le verbe zakharti {זָכַרְתִּי | zā-kar-tî} 'je me souviens'. L’infinitif niphal ve-nivhalti {וְנִבְהָ֑לְתִּי | wə-niv-hā-lə-tî} 'je suis épouvanté' souligne la passivité face à l’effroi. Suit une proposition causale centrée sur ve’achaz {וְאָחַ֥ז | wə-’ā-ḥaz} 'saisit', où le sujet pallatzut {פַלָּצֽוּת׃ | pal-lā-ṣûṯ} 'tremblement' agit sur l’objet besari {בְּשָׂרִי | bə-sā-rî} 'ma chair', illustrant l’impact corporel de la terreur. L’inversion de l’ordre hébreu intensifie soudainement l’émotion, rendue en français par une syntaxe SVO pour plus de clarté tout en préservant la tension. |