| 26. Exégèse Linguistique La phrase s'ouvre avec ho de parakletos {ὁ δὲ παράκλητος | ho dè paráklētos} 'mais le Consolateur', où la particule dé signale la poursuite du discours tout en marquant un léger contraste avec ce qui précède. L'apposition to pneuma to hagion {τὸ πνεῦμα τὸ ἅγιον | tò pneûma tò hágion} précise que ce Consolateur est l'Esprit Saint, la double articulation article + nom + article + adjectif renforçant son identification unique. La proposition relative ho pempsei ho pater en tō onomati mou {ὃ πέμψει ὁ πατὴρ ἐν τῷ ὀνόματί μου | ho pémpsei ho patḗr en tôi onómati mou} rattache l'envoi futur à l'action du Père et au cadre de “mon nom”, indiquant que l'Esprit vient comme représentant autorisé du Fils. Le démonstratif ekeinos {ἐκεῖνος | ekeînos} 'celui-là' reprend l'Esprit de manière emphatique en tête de la proposition principale, suivi des deux futurs coordonnés didaxei ... kai hupomnesei {διδάξει ... καὶ ὑπομνήσει | didáxei ... kaí hupomnḗsei}, qui expriment ses fonctions pédagogiques parallèles (enseigner et rappeler). Les objets humas panta ... humas panta ha eipon humin {ὑμᾶς πάντα ... ὑμᾶς πάντα ἃ εἶπον ὑμῖν | humâs pánta ... humâs pánta ha eîpon humîn} soulignent à la fois l'universalité du contenu (toutes choses) et le lien avec l'enseignement antérieur de Jésus. En français, la relative et le démonstratif sont rendus de manière à préserver cette focalisation progressive: identité du Consolateur, origine auprès du Père, puis mission d'enseignement et de rappel envers les disciples. |