| 30. Exégèse Linguistique Le verset commence par l’adverbe de négation temporelle ouketi {οὐκέτι | ou-ké-ti} qui encadre lalēsō {λαλήσω | la-lḗ-sō} au futur pour annoncer la fin imminente de l’enseignement direct de Jésus aux disciples, avec polla {πολλὰ | pol-lá} comme objet interne indiquant la quantité de choses non dites. Le groupe prépositionnel meth humōn {μεθʼ ὑμῶν | meth hy-môn} exprime la compagnie des disciples, meta étant contracté en meth devant voyelle. La seconde partie du verset introduit, par gar {γὰρ | gar}, une explication causale: erchetai gar ho tou kosmou archōn {ἔρχεται γὰρ ὁ τοῦ κόσμου ἄρχων | ér-khe-tai gar ho toû kós-mou ár-khōn}. Ici, l’article ho et le syntagme génitif tou kosmou {τοῦ κόσμου | toû kós-mou} forment avec archōn {ἄρχων | ár-khōn} une expression définie désignant une autorité personnelle bien connue, le “chef du monde”. La coordination kai {καὶ | kaí} introduit une proposition qui précise la portée de cette venue: en emoi ouk ekhei ouden {ἐν ἐμοὶ οὐκ ἔχει οὐδέν | en e-moí ouk é-khei ou-Dén}. La préposition en avec le datif emoi crée une localisation intérieure (“en moi”), tandis que la double négation ouk... ouden intensifie l’idée d’absence totale de droit ou de pouvoir. En français, cette structure est rendue par deux phrases liées par “car”, en conservant l’ordre logique (venue de l’ennemi puis affirmation de son absence de prise) et en explicitant légèrement la valeur absolue de la négation dans la clause finale. |