| 9. Exégèse Linguistique Le verset s’articule autour du parallélisme introduit par kathos {καθὼς | kathṓs} ‘comme’, opposant l’amour paternel à l’amour filial. L’article défini ho patēr {ὁ πατήρ | ho patḗr} occupe la fonction de sujet de ēgapēsen {ἠγάπησέν | ēgápēsen}, tandis que me {με | me} en est l’objet direct. Le pronom accentué kagō {κἀγὼ | kagṓ} marque un lien intentionnel entre les deux aoristes indicatifs, ēgapēsen et ēgapēsa {ἠγάπησα | ēgápēsa}, soulignant que l’amour du Fils imite celui du Père. L’impératif aoriste meinate {μείνατε | meínate} introduit une exhortation de persévérance, suivi de la locution en tē agapē tē emē {ἐν τῇ ἀγάπῃ τῇ ἐμῇ | en tē agápē tē emē}, où le datif exprime la sphère relationnelle et la redondance de l’article renforce l’aspect personnel de l’amour. En français, on conserve cette progression à travers deux propositions parallèles suivies d’un impératif, traduisant le mouvement théologique du don divin à la réponse des disciples. |