| 10. Exégèse Linguistique La phrase s'ouvre par ean {ἐὰν | eán} 'si', qui introduit la proposition conditionnelle tērēsēte tas entolas mou {τηρήσητε τὰς ἐντολάς μου | tērēsēte tàs entolás mou} 'si vous gardiez mes commandements'. Le subjonctif aoriste met en avant la condition envisagée, et l'apodose est mené par meneite en tē agapē mou {μενεῖτε ἐν τῇ ἀγάπῃ μου | meneíte en tē agápē mou} 'vous demeurerez dans mon amour', le futur soulignant la certitude de la conséquence. La conjonction comparative kathōs {καθὼς | kathōs} 'tout comme' introduit le modèle egō tetērēka tas entolas tou patros mou {ἐγὼ τετήρηκα τὰς ἐντολὰς τοῦ πατρός μου | egō tetērēka tàs entolàs toû patrós mou} 'comme moi j'ai gardé les commandements de mon Père', le parfait insistant sur l'obéissance accomplie et ses effets durables. La seconde apodose menō autou en tē agapē {μένω αὐτοῦ ἐν τῇ ἀγάπῃ | ménō autoû en tē agápē} 'je demeure dans son amour' souligne la permanence du lien. Le parallélisme conditionnel et comparatif forme une structure didactique illustrant le modèle relationnel entre le Fils et le Père. |