| 15. Exégèse Linguistique L’énoncé commence par la séquence panta hosa {πάντα ὅσα | pán-ta hó-sa} 'tout ce que', où le neutre pluriel panta, qualifié par le relatif hosa, forme un sujet global désignant l’ensemble de ce que possède le Père. Le verbe echei {ἔχει | É-khei} 'il a' prend comme sujet ho pater {ὁ πατὴρ | ho pa-tḗr} 'le Père', tandis que la copule estin {ἐστιν | É-stin} 'est' relie ce sujet au prédicatif ema {ἐμά | e-má} 'à moi', créant une équation entre tout ce que le Père possède et ce qui appartient à Jésus. La locution causale dia touto {διὰ τοῦτο | di-á TOU-to} 'à cause de cela' introduit la motivation de la déclaration rapportée par eipon {εἶπον | EÎ-pon} 'j’ai dit'. La conjonction hoti {ὅτι | HÓ-ti} 'que' introduit la complétive expliquant le contenu de cette parole: ek tou emou lambanei {ἐκ τοῦ ἐμοῦ λαμβάνει | ek toû e-moû lam-BÁ-nei} 'il prend de ce qui est à moi' emploie ek avec le génitif pour exprimer la source, suivi de kai anaggelei hymin {καὶ ἀναγγελεῖ ὑμῖν | kaí a-nang-ge-LEI hy-MÎN} 'et il vous l’annoncera', où le futur met en relief la révélation à venir. En français, cette structure est rendue par une première proposition d’identité ("tout ce que le Père possède est à moi"), suivie d’une subordonnée causale puis d’un discours indirect introduit par "que", gardant la progression logique possession → cause → communication. |