| 3. Exégèse Linguistique L’énoncé s’ouvre avec hautē {αὕτη | haútē} 'ceci', pronom démonstratif au nominatif introduisant de manière emphatique la définition qui suit, la particule dé {δέ | dé} assurant la transition discursive. La copule estin {ἐστιν | é-stin} relie directement au groupe nominal hē aiōnios zōē {ἡ αἰώνιος ζωὴ | hē aiṓnios zōḗ} 'la vie éternelle', où aiōnios qualifie zōē comme attribut. La conjonction hina {ἵνα | hī-na} introduit une subordonnée de but, ginōskōsi {γινώσκωσι | ginṓskōsi} exprimant au subjonctif la dynamique relationnelle 'qu’ils connaissent'. L’objet direct se décompose en deux compléments coordonnés : ton monon alēthinon theon {τὸν μόνον ἀληθινὸν θεὸν | tòn mónon alēthinòn theón} 'toi, le seul vrai Dieu', où monon et alēthinon insistent sur l’unicité et la véracité, suivi de la proposition relative hon apesteilas Iēsoun Christon {ὃν ἀπέστειλας Ἰησοῦν Χριστόν | hòn apésteilas Iēsoun Khristón}, l’aoriste marquant l’envoi accompli de Jésus-Christ. En français, la structure est rendue par une définition suivie d’une phrase subordonnée introduite par « que » ou d’une construction infinitive, selon le registre, pour préserver l’emphase johannique sur la connaissance de Dieu et du Christ. |