| 23. Exégèse Linguistique La phrase se présente en deux propositions conditionnelles parallèles introduites par an tinon {ἄν τινων | án tinōn} suivies de subjonctifs (aphēte, kratēte) pour exprimer un potentiel général. Dans la première partie, aphēte {ἀφῆτε | aphê-te} au subjonctif aoriste marque l’action ponctuelle de pardon sur tas hamartias {τὰς ἁμαρτίας | tàs hamartías}, reprise par aphéontai {ἀφέωνται | aphé-ontai} au parfait passif pour souligner l’état durable du pardon envers autois {αὐτοῖς | autoîs}. La seconde partie emploie kratēte {κρατῆτε | kratê-te} au subjonctif présent pour signaler la retenue potentielle, suivie de kekrátenai {κεκράτηνται | kekrá-tēn-tai} pour marquer l’état persistant de la retenue. Ce parallélisme met en relief la corrélation entre l’action des disciples et sa conséquence spirituelle. |