| 25. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par ugevul {וּגְב֣וּל | û-ḡə-ḇūl} 'frontière', nom absolu précédé d’un vav copulatif marquant l’idée de barrière. Le verbe natan {נָֽתַן־ | nā-ṯan} 'donner' (Qal parfait 3e pers. masc. sing.) associé à Yahweh {יְ֠הוָה | Yə-hō-wāh} 'SEIGNEUR' souligne la décision souveraine de délimitation. L’expression beinenu uveineikhem {בֵּינֵ֨נוּ וּבֵינֵיכֶ֜ם | bē-nē-nū û-bē-nē-khem} 'entre nous et entre vous' insiste sur l’exclusion réciproque. La combinaison bnei-Reuven u-bnei-Gad {בְּנֵי־רְאוּבֵ֤ן וּבְנֵי־גָד֙ | bā-nē-rə-ʾū-ḇēn û-bə-nē-ḡāḏ} identifie les destinataires, suivie de et-ha-yarden {אֶת־הַיַּרְדֵּ֔ן | ʾeṯ-hay-yar-dēn} 'Jourdain'. L’existential ein-lakhem chelek ba-Yahweh {אֵין־לָכֶ֥ם חֵלֶק בַּֽיהוָ֑ה | ʾên-lā-khem ḥē-leq ba-yə-hô-wāh} 'vous n’avez pas de part dans le SEIGNEUR' exclut toute parcelle de droit cultuel. Enfin, la proposition consécutive ve-hishbitu benei-khem et-baneinu le-vilti yera et-Yahweh {וְהִשְׁבִּ֤יתוּ בְנֵיכֶם אֶת־בָּנֵ֔ינוּ לְבִלְתִּ֖י יְרֹ֥א אֶת־יְהוָֽה | wə-hiš-bi-ṭū bə-nē-khem ʾeṯ-bā-nē-nū lə-ḇil-tî yə-rōʾ ʾeṯ-yə-hô-wāh} combine un parfait Hif’il indiquant la conséquence avec un infinitif lamed de finalité, soulignant le péril de l’arrêt de la crainte du SEIGNEUR chez les nouvelles générations. |