| 26. Exégèse Linguistique Le verset débute par vata’vo {וַתָּבֹ֥א | wa-ttā-ḇōʾ} ‘et elle vint’, forme wayyiqtol qui marque la succession immédiate d’événements. L’expression lifnot ha-boqer {לִפְנ֣וֹת הַבֹּ֑קֶר | lip̄-nōṭ hab-bō-qer} indique une transition nocturne vers l’aurore, un idiome hébreu pour le début du jour. Le verbe vatippol {וַתִּפֹּ֞ל | wattip-pol} ‘tomba’ souligne l’effondrement physique. L’enchaînement petach beit-ha’ish {פֶּ֧תַח בֵּית־הָאִ֛ישׁ | pe-taḥ bēt-hā-’îš} précise le lieu exact devant la demeure de l’homme. Le pronom relatif asher {אֲשֶׁר־ | ʾă-šer} introduit la subordonnée de lieu où apparaît adoneha {אֲדוֹנֶ֥יהָ | ʾă-ḏō-nê-hā} ‘son seigneur’, renvoyant au mari selon le contexte social. L’adverbe sham {שָּׁ֖ם | šām} localise l’action, et ad-ha’or {עַד־הָאֽוֹר | ʿad-hā-ʾôr} ‘jusqu’à la lumière’ définit sa durée. La coordination des locutions crée un effet dramatique et évoque la détresse et l’attente au seuil de la nuit et du jour. |