| 1. Exégèse Linguistique ish yisra’el {וְאִ֣ישׁ יִשְׂרָאֵ֔ל | yiś-rā-ʾēl} 'chaque homme d’Israël' désigne collectivement tout le peuple. Le verbe nišba‘ {נִשְׁבַּ֥ע | niš-baʿ} (Nifal parfait) marque un engagement solennel, actualisé dans le cadre locatif bam-miṣpāh {בַּמִּצְפָּ֖ה | bam-miṣ-pāh} 'à Mitspa'. L’infinitif absolu lē-ʾē-mōr {לֵאמֹ֑ר | lē-ʾē-mōr} lie directement la formulation du serment à son annonce. L’expression emphatique ʾîš mi-men-nû {אִ֣ישׁ מִמֶּ֔נּוּ | ʾîš mi-men-nû} renforce l’universalité de l’interdiction, tandis que lo-yit-tēn {לֹא־יִתֵּ֥ן | lo-yit-tēn} associe la particule négative et le verbe pour prohiber l’action. Le syntagme bit-tô lə-bin-yā-min lə-ʾiš-šāh {בִּתּ֛וֹ לְבִנְיָמִ֖ן לְאִשָּֽׁה | bit-tô lə-bin-yā-min lə-ʾiš-šāh} structure l’objet matrimonial interdit. L’ordre du mot « fille » avant « Benjamin » focalise l’attention sur la personne concernée. |