| 30. Exégèse Linguistique Le verset débute par la conjonction waw fusionnée à l’injonction ushemartem {וּשְׁמַרְתֶּם | ūšə-mar-tem}, un Qal perfect 2e pers. pl. servant d’ordre collectif. La construction mishmarti {מִשְׁמַרְתִּי | miš-mar-tî} évoque une garde institutionnelle, renforcée par la préposition lə-vil-tî {לְבִלְתִּי | lə-vil-tî} qui exprime la prohibition. L’infinitif construct Qal asot {עֲשׂוֹת | ʿă-śôṯ} introduit l’action prohibée, encadrée par la préposition min + nom pluriel mechukkot {מֵחֻקּוֹת | mē-ḥuq-qōt} et l’article défini + nom pluriel hatōʿēḇōt {הַתּוֹעֵבֹת | ha-tō-ʿē-ḇōt}. Le relatif asher {אֲשֶׁר | ʾă-šer} lie ces termes à la clause naʿasu {נַעֲשׂוּ | na-ʿă-śū}, marquant l’antériorité des actes. La prohibition est renouvelée par wə-lō {וְלֹא | wə-lō} + tiṭ-tam-mə-ʾû {תִּטַמְּאוּ | tiṭ-tam-mə-ʾû}, le Piel imperfect soulignant la gravité de la souillure. La formule ani Yahweh ʾĕlōhêkhem {אֲנִי יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם | ʾănî Yahweh ʾĕ-lō-hê-khem} conclut en rappelant l’autorité divine à l’origine de l’ordre. |