| 12. Exégèse Linguistique La phrase débute par le participe circonstanciel idon {ἰδὼν | idṓn} « voyant » placé en tête pour présenter la perception comme condition préalable aux verbes principaux. La particule de {δὲ | dè} assure la transition sans opposition forte. Le groupe nominal ho Iēsous {ὁ Ἰησοῦς | ho Iēsous} au nominatif est sujet de prosephōnēsen {προσεφώνησεν | prosephṓnēsen} et d’eipen {εἶπεν | eîpen}, coordonnés par kai {καὶ | kaí}, soulignant d’abord l’appel puis le dire. Le datif autē {αὐτῇ | autê} précise la destinataire, tandis que Gynai {Γύναι | Gýnai} au vocatif interrompt pour une interpellation personnelle. Le parfait moyen/passif apolélusai {ἀπολέλυσαι | apolélusai} indique un état de délivrance déjà réalisé, rendu en français par le présent passif. Le génitif tēs astheneias sou {τῆς ἀσθενείας σου | tês astheneías sou} spécifie l’objet de la délivrance. En français, la reconstruction formelle conserve le participe initial (« l’ayant vue ») et choisit le verbe causatif (« la fit venir ») avec le présent passif (« tu es délivrée ») pour refléter la valeur résultative du parfait grec, tandis que la dynamique privilégie un verbe principal (« la remarqua ») pour exprimer directement la perception initiale et garde le présent passif (« tu es libérée ») pour traduire l’état acquis. |