| 11. Exégèse Linguistique La narration débute par kai idou {καὶ ἰδοὺ | kaí idoú} signalant soudainement l’apparition du sujet. Le syntagme gynē pneuma echousa astheneias ete dekaoktō {γυνὴ πνεῦμα ἔχουσα ἀσθενείας ἔτη δεκαοκτώ} combine un nom avec un participe présent en apposition pour mettre en avant la condition continue de la femme. L’imparfait ēn {ἦν | ên} suivi de sygkyptousa {συγκύπτουσα | syg-kýp-tou-sa} marque un état persistant, puis la conjonction kai {καὶ | kaí} relie cette description à l’impossibilité exprimée par mē dynamenē anakypsai {μὴ δυναμένη ἀνακύψαι | mē dy-na-mé-nē a-na-kýp-sai}. L’infinitif anakypsai dépend du participe négatif pour souligner l’action refusée. Enfin, eis to panteles {εἰς τὸ παντελές | eis tò pan-te-lés} intensifie l’idée d’une incapacité totale à l’aide d’un adjectif substantivé. En français, la progression descriptive est segmentée en deux parties pour conserver la structure et l’accent grec. |