| 13. Exégèse Linguistique La phrase commence par all {ἀλλʼ | allá} 'mais', qui introduit un contraste avec le comportement habituel décrit au verset précédent. La conjonction hotan {ὅταν | hó-tan} introduit une subordonnée temporelle de portée générale, combinée au subjonctif poies {ποιῇς | poiêis} 'tu fais', typique d’une condition éventuelle ou répétée. L’objet direct dokhen {δοχὴν | dokhḗn} 'festin' est placé avant le verbe, ce qui met en avant le cadre social du commandement. Le pivot de la phrase est l’impératif kalei {κάλει | ká-lei} 'invite', qui gouverne une série de compléments d’objet directs coordonnés: ptochous {πτωχούς | ptō-khous} 'pauvres', anapeirous {ἀναπείρους | a-na-peí-rous} 'estropiés', cholous {χωλούς | khō-lous} 'boiteux', tuphlous {τυφλούς | tuph-loús} 'aveugles'. L’absence de conjonctions entre ces groupes (asyndète) crée un effet de liste compacte, accentuant l’ampleur de l’accueil requis. En français, cet asyndète est rendu par une série de virgules et une conjonction finale pour respecter la fluidité stylistique. La version formelle suit de près l’ordre grec, tandis que la version dynamique explicite le sujet implicite de kalei par l’expression "ceux qui sont", afin de clarifier que le commandement vise les personnes marginalisées et non seulement des catégories abstraites. Les gloses entre crochets éclairent à la fois la nature du repas et la réalité sociale de ces groupes vulnérables. |