| 12. Exégèse Linguistique La proposition principale elegen de kai {Ἔλεγεν δὲ καὶ | é-le-gen dè kaí} pose un enseignement continu en cours, lié à un contexte narratif antérieur. Le syntagme datif tō keklēkoti auton {τῷ κεκληκότι αὐτόν | tô ke-klē-kó-ti au-tón} forme un articulage (« à celui qui l’avait invité »), où le participe parfait porte une action passée aux répercussions présentes. La subordonnée temporelle générale hotan poiēs ariston ē deipnon {Ὅταν ποιῇς ἄριστον ἢ δεῖπνον | hó-tan poi-ḗs á-ris-ton ē deîp-non} emploie le subjonctif pour présenter toute occurrence répétable des deux repas. L’impératif négatif mē phōnei {μὴ φώνει | mē phō-neî} ouvre la prohibition, suivie d’une accumulation d’objets coordonnés par mēde, générant un effet d’insistance rhétorique. Le groupe geitonas plousious {γείτονας πλουσίους | geí-to-nas plou-sí-ous} introduit la nuance socio‐économique. La particule de crainte mēpote régit deux subordonnées au subjonctif : la première (autoi antikalēsōsin se) exprime la crainte d’une invitation réciproque, la seconde (genētai antapodoma soi) expose le résultat redouté d’une « récompense » pour l’hôte. La structure vise à dénoncer l’hospitalité intéressée et à promouvoir une générosité désintéressée. |