Luke 14:15ExégèseBAT

Luke 14 : 15 Bonheur | Royaume | Festin
15. Exégèse Linguistique
La phrase grecque s’ouvre avec le participe aoriste akousas {ἀκούσας | a-koú-sas} « ayant entendu », qui exprime une action antérieure et circonstancielle par rapport au verbe principal eipen {εἶπεν | eî-pen} « il dit ». Le pronom indéfini tis {τις | tis} « quelqu’un », précisé par le groupe génitif tōn synanakeimenōn {τῶν συνανακειμένων | tôn sy-na-na-kei-mé-nōn} « des convives allongés ensemble », identifie l’orateur comme l’un de ceux qui participent au repas. Le pronom démonstratif tauta {ταῦτα | taû-ta} « ces choses » renvoie au discours précédent de Jésus, et fonctionne comme complément d’objet du participe akousas. La déclaration centrale commence par l’adjectif prédicatif makarios {μακάριος | ma-ká-rios} « bienheureux », placé en tête pour mettre en relief la béatitude, suivi du pronom relatif hostis {ὅστις | hós-tis} « quiconque » qui introduit une proposition relative générale : hostis phagetai arton {ὅστις φάγεται ἄρτον | hós-tis fá-ge-tai ár-ton} « quiconque mangera du pain ». Le temps futur moyen phagetai {φάγεται | fá-ge-tai} projette cette action dans un avenir eschatologique. Le complément circonstanciel en tē basileia tou theou {ἐν τῇ βασιλείᾳ τοῦ θεοῦ | en tē ba-si-leí-a toû the-ú} « dans le royaume de Dieu » précise le cadre de cette bénédiction comme appartenant au règne de Dieu, compris à la fois comme sphère et comme gouvernement divin. Les traductions françaises conservent l’anteposition du participe en le rendant par une subordonnée circonstancielle temporelle, et expriment la phrase béatifique sous forme d’exclamation directe pour refléter le ton enthousiaste du convive.

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