| 16. Exégèse Linguistique La phrase s'ouvre avec ho de eipen autō {ὁ δὲ εἶπεν αὐτῷ | ho dè eî-pen au-tôi} « mais il lui dit », où la particule post-positive de {δὲ | dè} marque la progression du récit et la transition dans le dialogue, tandis que le datif autō indique clairement l'interlocuteur adressé. Le groupe nominal anthrōpos tis {Ἄνθρωπός τις | án-thrō-pos tis} « un certain homme » associe le nom au nominatif et le pronom indéfini pour introduire le personnage principal de la parabole de façon typique et non spécifiée. Le verbe à l'imparfait epoiei {ἐποίει | e-poí-ei} « faisait » exprime une action préparatoire ou en cours, prenant pour complément direct l'accusatif deipnon mega {δεῖπνον μέγα | deîp-non mé-ga} « un grand banquet », où l'adjectif postposé met en relief l'abondance et la solennité du repas. La conjonction kai {καὶ | kaí} relie epoiei à ekalesen {ἐκάλεσεν | e-ká-le-sen}, aoriste qui présente l'invitation comme un acte ponctuel achevé. Ce verbe gouverne l'accusatif pollous {πολλούς | pol-loús} « beaucoup (de personnes) », le substantif « convives/invités » restant sous-entendu. En français, l'opposition aspectuelle entre l'imparfait et l'aoriste est rendue par « faisait/préparait » versus « invita », tout en conservant l'ordre logique des constituants et la dynamique narrative de la phrase grecque. |