| 3. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre avec la conjonction kai {καὶ | kaí} ‘et’, qui rattache l’action à la scène précédente. Le participe aoriste circonstanciel apokritheis {ἀποκριθεὶς | apokri-theìs} ‘répondant’ précède le sujet ho Iesous {ὁ Ἰησοῦς | ho Iē-soûs} ‘Jésus’ et le verbe fini eipen {εἶπεν | eî-pen} ‘dit’, formant une structure typique « ayant répondu, Jésus dit », rendue en français par « répondit et dit » pour conserver la solennité de l’introduction du discours. La préposition pros {πρὸς | pròs} avec l’accusatif tous nomikous kai Pharisaious {τοὺς νομικοὺς καὶ Φαρισαίους | toùs nomikoús kaì Pharisaíous} regroupe les « spécialistes de la Loi » et les « Pharisiens » comme destinataires directs. Le participe présent legon {λέγων | légōn} ‘disant’ fonctionne comme marqueur de transition vers le discours direct, un procédé fréquent en grec. La question commence par le verbe impersonnel exestin {Ἔξεστιν | Éxestin} ‘il est permis’, suivi du datif circonstanciel tō sabbatō {τῷ σαββάτῳ | tô sabbátō} qui situe l’action dans le cadre du jour de sabbat, puis de l’infinitif therapeusai {θεραπεῦσαι | therapeúsai} ‘guérir’ exprimant l’action envisagée. L’alternative ē ou {ἢ οὔ | ē ou} ‘ou non’ place les interlocuteurs devant un choix tranché. En français, on rend l’impersonnel grec par « est-il permis » ou « a-t-on le droit », qui gardent la nuance juridique de la question, tout en préservant l’ordre logique verbe–compléments–alternative. |