| 21. Exégèse Linguistique Le verset débute par la construction eipen de ho huios autō {εἶπεν δὲ ὁ υἱὸς αὐτῷ | eî-pen dè ho hui-ós au-tō} ‘mais le fils lui dit’, où la particule dé marque un léger contraste narratif avant la réplique. Le vocatif Pater {Πάτερ | Pá-ter} isole l’interpellation filiale. Le verbe hēmarton {ἥμαρτον | hḗ-mar-ton} introduit la confession d’une transgression, suivi de la préposition eis associée à l’accusatif ouranon {οὐρανὸν | ou-ra-nón} ‘contre le ciel’, idiome désignant l’offense au domaine divin. La conjonction kai relie le syntagme enōpion sou {ἐνώπιον σου | e-nṓ-pi-on sou} ‘devant toi’, visant la dimension relationnelle avec le père terrestre. La proposition ouketi eimi axios klēthēnai huios sou {οὐκέτι εἰμὶ ἄξιος κληθῆναι υἱός σου | ou-ké-ti ei-mí á-xi-os klē-thê-nai hui-ós sou} forme une clause où l’adverbe ou-ké-ti souligne l’arrêt d’un état, eimi relie le sujet implicite et l’attribut axios, et l’infinitif passif klēthēnai avec son prédicat huios et le génitif sou exprime la perte précise de statut : être appelé « fils ». Le français restitue cette structure en deux segments (acte de culpabilité puis constat d’indignité) avec coordination et ponctuation adaptées. |