| 3. Exégèse Linguistique Le verset commence par prosechete {προσέχετε | pro-sé-khe-te} 'prenez garde', impératif présent pluriel qui établit une injonction générale à la vigilance adressée au groupe des disciples. Le pronom réfléchi heautois {ἑαυτοῖς | he-au-toîs} 'à vous-mêmes' précise que cette vigilance porte avant tout sur leur propre attitude, plaçant la responsabilité à l'intérieur de la communauté. Suit une construction conditionnelle introduite par ean {ἐὰν | e-án} 'si', avec le verbe au subjonctif aoriste hamartē {ἁμάρτῃ | ha-már-tē} 'qu'il pèche', dont le sujet explicite est ho adelphos sou {ὁ ἀδελφός σου | ho a-del-phós sou} 'ton frère', syntagme nominatif avec un génitif possessif. L'impératif aoriste epitimeson {ἐπιτίμησον | e-pi-tí-mē-son} 'reprends' s'adresse à la deuxième personne du singulier, marquant l'obligation personnelle de corriger le frère qui a péché, tandis que autō {αὐτῷ | au-tôi} 'à lui' fonctionne comme datif d'intérêt indiquant la personne corrigée. La conjonction kai {καὶ | kaí} 'et' coordonne cette première condition avec une seconde, à nouveau introduite par ean {ἐὰν | e-án} et le subjonctif aoriste metanoēsē {μετανοήσῃ | me-ta-no-ḗ-sē} 'qu'il se repente'. L'impératif aphes {ἄφες | á-phe-s} 'pardonne' reprend la deuxième personne singulier, reliant directement la repentance à l'obligation de pardonner, avec autō {αὐτῷ | au-tôi} comme datif d'objet indirect. En français, la mise en parallèle de « si… » / « reprends-le » et « s'il se repent » / « pardonne-lui » rend la structure binaire des conditions et des réponses exigées, conservant la progression : vigilance intérieure, réprimande, puis pardon conditionné par la repentance. |